Sentier Notre Dame des Anges

Caractéristiques principales

Plan de la randonnée

randonnée







Cliquer 2 fois sur cette miniature pour voir le plan de cette randonnée en vraie grandeur.






Description de la randonnée

Le caveau des vins étant le point de départ nous traversons d'abord la route départementale et empruntons le petit chemin vicinal presque en face et légèrement à droite. La voie descend et suit la berge de l'Auzon ; les éléments de la ripisylve prolifèrent : aulnes, peupliers, sureaux, saules, platanes, et chênes. Le chuchotement des feuilles de peupliers, dérangés dans leur sérénité temporaire par le vent, se mêle aux cadences harmonieuses des eaux vives. Ces confidences discrètes accompagnent nos pas sur ce trajet ombragé et plaisant.

Avant de laisser le petit pont derrière nous, il est loisible d'observer, au-dessus des eaux entremêlées de lumière, l'incessant ballet créé sur leur territoire par les grandes espèces de libellules. Notamment la variété méridionale de Cordulégastre annelé (envergure 100 mm), qui ne quitte guère la proximité des eaux rapides où nous pouvons l'admirer, le corps noir d'ébène bandé de jaune citron.

Un peu plus loin sur le chemin et à droite nous remarquons en face le flanc sud de la colline du Limon et les couches stratifiées laissées visibles après l'arrêt de l'extraction à ciel ouvert de gypse dans les années cinquante. Tandis que sur notre gauche nous apercevons la chapelle de Notre-Dame des Anges sur la cime de la colline.

Nous passons devant deux maisons à droite, le sentier semble vouloir entrer dans la cour d'une troisième ; cependant nous descendons vers la droite entre les vignes. De là nous montons doucement vers trois grands chênes pubescents, sentinelles champêtres disposées en file juste avant une petite route que nous prenons vers la gauche.

Ici nous entamons la vraie montée ! D'abord, empruntons le sentier en creux directement en face ; la voie semble être construite en pierres taillées. Est-ce d'origine romaine ? Une petite pause à mi-hauteur pour admirer les alentours proches, aussi les Dentelles de Montmirail au lointain et immédiatement au-dessus du chemin.

Abandonnons la lisière des cerisiers et traversons la cour d'une grosse ferme, les Emboeufs, puis nous suivons quelques mètres la route pour monter le chemin pierreux.

A cet endroit nous rencontrons le buis, arbrisseau compact, représentant très ancien dans le domaine des plantes car les premiers exemplaires fossiles connus datent du Pliocène et notamment en France dans les couches interglacières du Quaternaire. Nous arrivons devant un petit cabanon charmant, prenons à droite puis une longue montée à découvert sur le flanc de la colline marno-calcaire, en haut dans l'ombre d'un chêne nous pouvons contempler le paysage nord-est. Quelques pas de plus et le panorama vers le nord-ouest se dévoile devant nous. Le monticule de terre situé à un kilomètre est la plus grande plâtrière de France. Rappelons l'existence, il y a quelques millions d'années, d'une mer intérieure qui recouvrait l'actuel emplacement de Mormoiron et Mazan. Après le retrait de la mer, le sédiment ainsi déposé constitue le gypse, qui après traitement, est le composant du plâtre.

Nous tournons à gauche vers la cime de Notre-Dame des Anges (alt.455 m). Gravissons la pente et entrons parmi les pins, dans les frondaisons, le chant du rouge-gorge, de la fauvette mélanocéphale et du merle nous accueille.

Le sentier est enserré par une végétation sous-arbustive dense, principalement le buis qui prolifère à cette altitude. Son odeur âcre, " chat sucré " nous accompagne pendant que la montée se poursuit à l'ombre des chênes, puis des pins. Le sentier tourne sans cesse, nous montons la cascade de gros rochers, entremêlés avec les racines à nu des pins, ensuite la dernière étape se présente sous la forme d'une montée douce et facile jusqu'au sommet de la colline ; et deux bancs à dossier sur l'aire juste devant la chapelle.

D'ici la vue est imprenable dans toutes les directions ; ce panorama nous révèle la totalité du territoire communal.

Autrefois la colline de Notre-Dame des Anges était nommée colline du Bœuf, dont l'origine reste obscure. La fondation de la tour située juste derrière la chapelle date probablement de l'époque romaine, tandis que la construction de ce sanctuaire consacré à Marie remonte à 1599. Cependant, tombé en ruines, sa reconstruction fut décidée en 1708 pour la somme de soixante livres. Au cours la Révolution la chapelle est dévastée puis la réédification est entreprise en 1818 pour être achevée en 1876. Chaque année le 24 août, le lieu est le but d'un pèlerinage collectif, avec une messe célébrée dans la chapelle.

La descente sur un chemin engageant ourlé de petits chênes se fait sans peine. Après un coude gauche, le sentier devient aéré et tout en marchant nous permet d'admirer, toujours depuis une certaine hauteur, le panorama vers Mormoiron, avec le Mont-Ventoux en arrière-plan.

En bas, nous tournons à gauche sur la route pour environ 400 mètres avant de longer dans l'ombre d'une rangée de cyprès. Ensuite tout en descendant, le trajet se fait entre les vignes et de nouveau sur la route ; après une longue descente tout droit et au vu d'un cabanon d'estivant, nous prenons à gauche.

Peu de temps après, de grands chênes pédonculés, dont les troncs sont recouverts de lierre, attendent que nous quittions la route pour nous introduire en lisière de leur champ, et cela jusqu'à un gros rocher " fléché ". Enfin, par une descente précipitée, nous anticipons sur le clapotis rafraîchissant faisant paire avec le clair-obscur à portée d'oreille, et de nouveau nous arrivons sur l'Auzon.

Retour à l'accueil


© Copyright 2003, commune de Mormoiron