Sentier Picarel Marquetton
Caractéristiques principales
Plan de la randonnée
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Description de la randonnée
Traversons la digue du Plan d'eau des Salettes et montons parmi les chênes et les pins. Au chemin pierreux tournons à gauche en montant; plus loin entre un vignoble et une cerisaie nous empruntons un petit sentier étroit encadré de végétation dont de petits buissons d'aubépine.
En pente douce nous arrivons en haut de la côte devant une oliveraie avec, sur notre gauche quelques chênes kermès, chêne nain de port étalé, buissonnant. La rareté ici est un individu atteignant 3 mètres de haut. Au sud le massif du Vaucluse bleuté par la distance se dévoile à travers l'opaline verte des oliviers tandis que la chapelle de Notre Dame des Anges, point culminant de sa colline (altitude 445 m.) ferme le panorama vers l'ouest.
Bientôt nous longeons le haut du Vallat de Marquetton au milieu de pins et de la Callune, connue sous le nom de Bruyère. Le constituant dominant du sol est ici la silice, d'où la présence de bruyère et l'apparition de Châtaigners. En effet cette partie de la commune est une enclave de silice par rapport à l'habituel sol calcaire urgonien du Midi. En outre le parterre est habillé d'une épaisse couche de mousse protégeant ainsi le sous-sol de la sécheresse estivale.
Dans le sous bois ombragé nous trouvons aussi la grande Listère, petite orchidée à deux feuilles ovales, dédaigneuse de sols calcaires; tandis que la plupart des autres représentantes de cette grande famille préfèrent l'adret des côteaux calcaires. Naturalistes promeneurs ne cueillez pas ces fleurs, toutes protégées d'ailleurs (Loi du 22.08.1979).
Les cônes de pin décortiqués trahissent la présence de l'Ecureuil roux car les graines ou pignons sont un élément essentiel de son régime. Aussi dans ces parages de sous-bois nous entendons l'éclat de "rire" sonore suivi d'une succession de notes dures du Pic vert, le plus terrestre des pics d'Europe, sa nourriture de prédilection est composée de fourmis.
Plus loin sur la gauche quelques Châtaigners de dimensions respectables aux troncs contournés, tendineux, forcent le respect ne fût-ce que pour leur longévité. Le tronc (3,70 m de circonférence) du dernier châtaigner, malheureusement mort, dans cet alignement de toute évidence déploya ses premières feuilles vers le soleil quand dans une maison sur le Leichelplatz à Salzbourg un certain W.A. Mozart ouvrit ses yeux pour la première fois. De l'homme ou de la nature, quel en est le maître artisan ?
Nous nous trouvons maintenant sur un sentier sablonneux, la vue vers le Ventoux est dégagée et à l'opposé un peu plus loin remarquons, à droite d'un cyprès solitaire et vers l'ouest, le Palais des Papes en Avignon juste visible au dessus de la colline arasée au sud de Carpentras.
A proximité de Villes-sur-Auzon le sentier descend, nous longeons un grand ensemble de bruyère arborescente s'étalant sur le versant, avant d'arriver dans un amphithéâtre aux sables rouges. De l'autre côté nous prenons la petite route vers le bas et passons ainsi devant un beau Tilleul juxtant un abri moderne.
Quelques pas après le virage suivant nous quittons la route par une allée sablée à droite qui nous conduit dans une pinède. Ce peuplement s'enrichit bientôt de quelques Peupliers blancs ou Aubas. Puis durant la traversée du Vallat de la Naye suivant l'habituel cortège de châtaigners, chênes verts et C.pubescents; enfin nous arrivons à découvert sur un petit chemin vicinal.
Cette partie du parcours s'effectue sur une petite route, sinueuse et faiblement arborée (il faut un chapeau !). Beaucoup plus loin nous rejoignons le chemin sablonneux près des châtaigners séculaires et nous accompagnons de nouveau le sentier jaune jusqu'en haut du Vallat de Marquetton.
Peu après la descente abrupte dans le Vallat nous marchons à la file indienne sur un étroit sentier de sable ourlé de callune (bruyère). Le Pin est dominant mais, en dehors de quelques robustes Peupliers gris, la plupart des essences sont ici dans un état dégénéré dû à l'entassement, l'intrication. Ce qui d'ailleurs fait le charme du secteur avec l'image sauvage, mystérieuse, conférée à cette sylve.
Ce petit Vallat a été raboté par l'érosion dévoilant de-ci de-là les couleurs vives, rouges-feu au blanc-rosé des parois et buttes aperçues à travers les sous-arbrisseaux et donnant à chaque tournant du chemin un cachet particulier. Bientôt l'espace aérien est survolé par les libellules à corps saupoudré de bleu délavé, évoquant pour nous la fin proche de notre promenade, avec à cet égard l'apparition du plan d'eau des Salettes.
© Copyright 2003, commune de Mormoiron